Ses chemins sont ouverts sur l'avenir, Par vos mains le bonheur pourra fleurir. Vous serez ses témoins dans un monde à rebâtir
«C'est vous qui êtes témoins» Lc 24, 48
Prière
Seigneur, prends-nous là où nous en sommes actuellement et conduis-nous où tu veux que nous allions. Fais que nous ne soyons pas seulement les gardiens d’un héritage, Mais les signes vivants de ton règne qui vient. Enflamme-nous de la passion pour la justice et la paix parmi tous les peuples.
Remplis-nous de la foi, de l’espérance et de l’amour qui donnent corps à l’Evangile et fais-nous UN dans la puissance de l’Esprit-Saint : Que le monde croie, que ton nom soit sanctifié dans notre Nation, que ton Eglise puisse être reconnue effectivement réunie en un seul corps. Nous nous engageons à t’aimer, à te servir et à te suivre non comme étrangers les uns aux autres, mais comme des pèlerins.
Amen.
(Liturgie inaugurale de ACTS-Action Ensemble des Eglises en Ecosse, 1990)
Œcuménisme et interreligieux.
Il nous arrive parfois de confondre œcuménisme et interreligieux. Retenons que le mot œcuménisme se réfère aux efforts consentis par les différentes confessions (communautés) chrétiennes pour un dialogue qui rapproche et permettent de se comprendre entre eux les membres des religions chrétiennes, issues du même Jésus-Christ. Le mouvement œcuménique subit des hauts et des bas selon les personnalités à la tête des Eglises. Avancées et latences sont aussi le fruit de tensions internes à chacune des Eglises, qui favorisent l’ouverture ou accentue le repli identitaire. La réflexion théologique accompagne le désir de l’unité. Documents épiscopat publiait en octobre dernier “Marie”, du comité mixte baptiste-catholique en France ; le groupe des Dombes a publié différents documents qui font référence : «Pour la conversion des Eglises» (en 1991) et «Marie dans le dessein de Dieu et la communion des saints» (1997 et 1998), en 2005 “l'autorité doctrinale dans l'Eglise”
Par interreligieux il faut comprendre : le dialogue vécu entre différentes religions, essentiellement entre les religions monothéistes : Islam, judaïsme et chrétiens. La rencontre et la prière à Assise avec le pape Jean-Paul II et les représentants de nombreuses religions témoignent du désir, pas toujours entretenu, d’essayer de se parler, de se comprendre et aussi de prier côte à côte. Parmi les questions actuelles, on retiendra : la place des religions dans un monde sécularisé. Dans les débats à la française sur la laïcité, les religions font se refusent à être considérées uniquement comme une affaire privée : elles sont une composante de la vie en société
Thème biblique 2010 :
“de tout cela, c’est vous qui êtes les témoins” Les acteurs du mouvement œcuménique ont souvent médité le dernier discours de Jésus avant sa mort. Cet ultime testament souligne l’importance de l’unité des disciples du Christ pour la mission : « Que tous soient un… afin que le monde croie » (Jn 17, 21). De manière originale, les Eglises d’Ecosse ont choisi de nous faire entendre cette année le dernier discours du Christ ressuscité avant son Ascension, qui s’achève par ces mots : « Le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour, et on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. De tout cela, c’est vous qui êtes les témoins » (Lc 24, 46-48). Ce sont donc les ultimes paroles du Christ que nous méditerons. Lire la suite...
La vie de Paul Couturier en quelques dates :
29 juillet 1881 : Paul Couturier naît à Lyon. Il passe son enfance dans le quartier de la Guillotière, fait sa première communion à l’église Saint-Nizier
en juin 1893 et ses études aux Lazaristes.
9 juin 1906 : il est ordonné prêtre.
1906-1907 : sur ordre de ses supérieurs, il prépare une licence de sciences physiques aux Facultés catholiques de Lyon et il est nommé en octobre 1907 professeur de sciences à l’Institution des Chartreux, à la Croix-Rousse où il exercera jusqu’en 1946.
1923 : il lui est demandé de venir en aide à des réfugiés politiques qui ont fui la Russie après la Révolution de 1917. Il découvre à leur contact le christianisme orthodoxe.
Mi-juillet 1932 : il fait une retraite spirituelle chez les bénédictins d'Amay-sur-Meuse (Belgique) qui le sensibilisent au souci de l’unité des chrétiens. Au retour, il organise la première rencontre pour l'Unité à Lyon, en janvier 1933, ancêtre de la «Semaine de prière pour l’unité chrétienne».
14 octobre 1934 : il rencontre le métropolite (archevêque orthodoxe) russe, Mgr Euloge.
1936 : il suscite la première rencontre spirituelle interconfessionnelle à Erlenbach, en Suisse alémanique, entre des pasteurs protestants et des prêtres catholiques. C’est l’origine du « Groupe des Dombes » qui réunit maintenant chaque année quarante théologiens et théologiennes, catholiques et protestants, sur des thèmes de réflexion communs aux deux Églises.
1937 et 1938 : il se rend en Angleterre où il rencontre des responsables de l’Église anglicane. En novembre-décembre 1937, il écrit plusieurs articles sur «L'universelle Prière des Chrétiens pour l'Unité Chrétienne», dans la Revue Apologétique.
1939 : il fait la connaissance du Pasteur Visser't Hooft qui deviendra secrétaire du Conseil Œcuménique des Églises à Genève(1948-1967).
Automne 1940 : il rencontre à Lyon le Pasteur Roger Schütz qui envisage de créer à Taizé une communauté monastique dans le cadre du protestantisme.
1942 : premier numéro des « Pages Documentaires », l’ancêtre de la revue « Unité chrétienne ». Paul Couturier, l’année suivante, évoque dans cette publication l’idée du «Monastère invisible» qui réunit dans la prière les chrétiens des différentes confessions qui se soucient de l’unité.
12 avril 1942 : il est arrêté par la Gestapo, sans doute en raison de ses amitiés avec des anglicans. Il est emprisonné au fort Montluc jusqu’au 12 juin 1944.
1947 : il écrit (en collaboration) dans la revue Catholicité un article intitulé «Chrétiens devant l'Œcuménisme» et en 1950, il écrit (en collaboration) «Unité Chrétienne et Tolérance Religieuse » et «Dialogue sur la Vierge».
11 avril 1952 : le patriarcat orthodoxe d'Antioche le nomme archimandrite (titre honorifique de certains ecclésiastiques, notamment les supérieurs de monastère).
Nuit du 23 au 24 mars 1953 : il meurt à son domicile, d’une crise cardiaque.
À la suite du Christ qui s'est lui-même identifié à l'étranger (Mt 25, 35), l'Église a toujours eu le souci de celui que l'éloignement de sa terre natale fragilise. Par cette journée mondiale du migrant et du réfugié, l'Eglise catholique veut rappeler ses convictions et ses engagements pour que soient respectés et reconnus dans leurs droits et dignité les migrants, les réfugiés, les demandeurs d'asile et tous les hommes et femmes de la migration. Cette année, la journée mondiale est prévue le dimanche 17 janvier.
Message du Saint Père pour la 96ème journée mondiale du migrant et du réfugié (2010)
La célébration de la Journée mondiale du migrant et du réfugié m'offre à nouveau l'occasion de manifester la sollicitude constante que l'Eglise nourrit à l'égard de ceux qui vivent, de différentes façons, l'expérience de l'émigration. Il s'agit d'un phénomène qui, comme je l'ai écrit dans l'encyclique Caritas in veritate, impressionne en raison du nombre de personnes concernées, des problématiques sociales, économiques, politiques, culturelles et religieuses qu'il soulève, des défis dramatiques qu'il présente aux communautés nationales et à celle internationale. Le migrant est une personne humaine avec des droits fondamentaux inaliénables, qui doivent toujours être respectés par tous (cf. n. 62). Le thème de cette année — « Les migrants et les réfugiés mineurs » — touche un aspect que les chrétiens considèrent avec une profonde attention, se souvenant de l'avertissement du Christ, qui, lors du jugement dernier, considérera comme se référant à lui tout ce qui a été fait ou nié « à un seul de ces plus petits » (cf. Mt 25, 40.45).
Et comment ne pas considérer parmi les « plus petits » également les mineurs migrants et réfugiés? Jésus lui-même, lorsqu'il était enfant, a vécu l'expérience du migrant car, comme le rapporte l'Evangile, pour fuir aux menaces d'Hérode, il dut se réfugier en Egypte avec Joseph et Marie (cf. Mt 2, 14). Si la Convention des droits de l'enfant affirme clairement qu'il faut toujours protéger l'intérêt du mineur (cf. art. 3), auquel doivent être reconnus les droits fondamentaux de la personne au même titre que l'adulte, malheureusement, dans la réalité, cela n'est pas toujours le cas. En effet, tandis que croît dans l'opinion publique la conscience de la nécessité d'une action ponctuelle et incisive pour protéger les mineurs, dans les faits, un grand nombre d'entre eux sont laissés à l'abandon, et se retrouvent de diverses façons exposés au risque de l'exploitation. Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II s'est fait l'interprète de la condition dramatique dans laquelle ils se trouvent, dans le message envoyé le 22 septembre 1990 au secrétaire général des Nations unies, à l'occasion du Sommet mondial pour les Enfants. « Je suis témoin — écrivit-il — de la condition bouleversante de millions d'enfants dans tous les continents. Ils sont très vulnérables parce qu'ils sont les moins capables de faire entendre leur voix » (Insegnamenti, XIII, 1990, p. 672). Je souhaite de tout cœur que l'on réserve la juste attention aux migrants mineurs, qui ont besoin d'un milieu social qui permette et favorise leur développement physique, culturel, spirituel et moral. Vivre dans un pays étranger sans points de référence effectifs leur crée, en particulier à ceux qui sont privés du soutien de la famille, d'innombrables et parfois graves problèmes et difficultés.
Un aspect propre à la migration des mineurs est constitué par la situation des jeunes nés dans les pays d'accueil ou de celle des enfants qui ne vivent pas avec leurs parents émigrés après leur naissance, mais qui les rejoignent par la suite. Ces adolescents font partie de deux cultures avec les avantages et les problématiques liés à leur double appartenance, une condition qui offre toutefois la possibilité de faire l'expérience de la richesse de la rencontre entre différentes traditions culturelles. Il est important qu'il leur soit donnée la possibilité de fréquenter l'école et de s'insérer ensuite dans le monde du travail, et que l'on facilite leur intégration sociale grâce à des structures éducatives et sociales adéquates. Il ne faut jamais oublier que l'adolescence représente une étape fondamentale pour la formation de l'être humain.
Une catégorie particulière de mineurs est celle des réfugiés qui demandent l'asile, fuyant pour diverses raisons leur pays, où ils ne reçoivent pas de protection adéquate. Les statistiques révèlent que leur nombre est en augmentation. Il s'agit donc d'un phénomène qu'il faut étudier avec attention et affronter à travers des actions coordonnées, des mesures de prévention, de protection et d'accueil appropriées, selon ce que prévoit également la Convention des droits de l'Enfant elle-même (cf. art. 22). Je m'adresse à présent en particulier aux paroisses et aux nombreuses associations catholiques qui, animées par un esprit de foi et de charité, accomplissent de grands efforts pour répondre aux nécessités de nos frères et sœurs.
Tandis que j'exprime ma gratitude pour ce qui est accompli avec une grande générosité, je voudrais inviter tous les chrétiens à prendre conscience du défi social et pastoral que représente la condition des mineurs migrants et réfugiés. Dans notre cœur retentissent à nouveau les paroles de Jésus: « J'étais un étranger et vous m'avez accueilli » (Mt 25, 35), ainsi que le commandement central qu'Il nous a laissé: aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit, mais uni à l'amour du prochain (cf. Mt 22, 37-39). Cela nous conduit à considérer que chacune de nos interventions concrètes doit se nourrir avant tout de foi dans l'action de la grâce et de la Providence divine. De cette façon, l'accueil et la solidarité envers l'étranger, en particulier s'il s'agit d'enfants, devient également annonce de l'Evangile de la solidarité. L'Eglise le proclame lorsqu'elle ouvre ses bras et œuvre afin que soient respectés les droits des migrants et des réfugiés, en encourageant les responsables des nations, des organisations et des institutions internationales, afin qu'ils promeuvent des initiatives en leur faveur. Que la bienheureuse Vierge Marie veille maternellement sur tous et qu'elle nous aide à comprendre les difficultés de ceux qui sont loin de leur patrie. J'assure de ma prière tous ceux qui sont engagés dans le vaste monde des migrants et des réfugiés, et je donne de tout cœur ma Bénédiction apostolique.