Journée des servants d'autel 2008 Imprimer

 

Comme chaque année le service diocésain de pastorale liturgique et sacramentelle organise et anime une journée diocésaine pour la formation des servants d'autel.

Cette journée a eu lieu le 25 juin 2008, à Ruillé sur Loir. Cent trente servants d’autel de toute la Sarthe ont répondu présent à cet appel, accompagnés par des prêtres et animateurs de leurs paroisses. La journée avait pour thème : « L’universalité de la mission ».

Après l’accueil par l’équipe diocésaine, les servants d’autel se sont divisés en petits groupes de dix pour visiter « la Petite Providence ».

Découverte des lieux, son histoire et l’histoire de son fondateur l’abbé Dujarié, le prédecesseur de notre Bienheureux Sarthois Basile Moreau. Une marche à travers champs était ensuite organisée, entre la maison et la communauté des sœurs à Ruillé (environ 5 Kms). Même les plus jeunes ont courageusement réussi à finir cette marche avec une petite pause en route afin de lire l’histoire du Père Dujarié.

Arrivés à Ruillé dans le réfectoire des sœurs, Fabienne à la guitare et tous les enfants autour d’elle ont chanté « Ecclésia, Eglise en fête », les sœurs ont été très heureuses et très touchées et les enfants aussi.Après ce parcours bien chargé, une pause déjeuner et détente s’imposait

L'après-midi, un jeu était organisé pour les primaires afin de découvrir des témoins et des missionnaires d’hier et d’aujourd’hui. C’était aussi l’occasion pour eux de faire équipe avec d’autres enfants, c’était l’occasion de faire Eglise.

Quant aux collégiens, ils ont eu la chance d’écouter des témoins de l’Evangile d’aujourd’hui, à travers le témoignage de sœur Thérèse de Rouillon et des sœurs malgaches ainsi que du Père Gislain, prêtre Béninois

 Et pour clôturer cette journée, l’Eucharistie était présidé par le Père Bernard de Chastegnier dans la chapelle de la communauté.

A la fin de la célébration, tous les enfants ont reçu un signet ainsi qu’une bande dessinée relatant la vie et l’œuvre du Père Dujarié.La journée des servants d’autel est le rendez vous à ne manquer sous aucun prétexte !

Chers Parents,

Laissez nous vous raconter  l’histoire de ce Passionné de l’Evangile, l’abbé Dujarié, que vos enfants ont eu l’occasion de découvrir ce mercredi 25 juin 2008 à Ruillé sur Loir.

Nous sommes en 1806 dans le hameau « Les hauts de Ruillé », à quatre kilomètres du bourg de Ruillé-sur-Loir, au sud-est de la Sarthe. C’est en ce lieu que naît « La Petite Providence ».Deux ou trois femmes élisent domicile en cette humble demeure. Animées par une générosité sans faille, elles se mettent au service des enfants de tous âges et apportent soins et assistance aux malades et aux vieillards. Qui donc a mûri ce projet ? Qui a eu l’audace de se lancer dans une telle réalisation ? C’est Jacques-François Dujarié.Né en 1767 en Mayenne, il songe à devenir prêtre et part se préparer au sacerdoce au grand séminaire d’Angers. En 1789, c’est la Révolution : le séminaire est fermé. Il ne peut être ordonné prêtre qu’en décembre 1795, à Paris, dans la plus complète clandestinité. Il est envoyé à Ruillé-sur-Loir, où, bravant tous les dangers et par tous les temps, il sillonne la campagne pour s’occuper de l’instruction des enfants, visiter les malades et réconforter les chrétiens. La paix religieuse revenue, le Père Dujarier est officiellement nommé curé de Ruillé-sur-Loir en 1803. Il constate l’abandon, autant matériel que spirituel, des enfants des « Hauts-de-Ruillé ». Rapidement, il fait appel à des « bonnes volontés », quelques femmes qui acceptent de se mettre au service des douze à quinze foyers qui vivent là. En 1808, elles sont dix ; elles habitent dans la maison construite par le Père qui l’appelle « La Petite Providence ». Elles y vivent comme religieuses et se consacrent au catéchisme, à l’instruction des filles et au soin des malades pauvres. Petit à petit, leur nombre augmente et le Père Dujarié décide de faire de ce groupe de femme une vraie communauté religieuse : il fonde en 1820, la Congrégation des Sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir. Les Sœurs sont maintenant une trentaine : La Petite Providence ne peut accueillir un tel nombre ; Le Père Dujarié construit la « Grande Providence, à l’entrée du bourg de Ruillé. Très vite, des sœurs sont envoyées en Bretagne et jusqu’à Orléans.

Le Père Dujarié regroupe aussi quelques jeunes hommes et fonde avec eux l’institut des Frères de Saint Joseph : ils seront instituteurs pour les garçons des campagnes. Leur nombre augmente rapidement : pour les recevoir, le Père faire construire le « Grand Saint Joseph ». Malheureusement, le Père Dujarié est gravement malade et il ne peut plus se déplacer : en 1835, il confie au Père Basile Moreau la direction des Frères de Saint Joseph. Puis il quitte Ruillé pour se retirer à Sainte-Croix, maison ou les frères résident maintenant. Il y meurt 1838, à l’âge de 71 ans. En 1840, quelques sœurs partent pour les U.S.A au début du XXème siècle, la Congrégation fonde des communautés en Angleterre, Belgique et Hollande. Des sœurs s’établissent en 1948 au Sri-Lanka et en 1964 à Madagascar.Voilà l’histoire du Père Dujarié un passionné de l’Evangile qui a su semer une graine d’amour !