La mort ne peut me garder sur la croix ; Mon corps ne peut que revivre en tes bras : Je vais vers toi, mon Seigneur dans la joie ; Je vais vers toi, mon Seigneur et mon Roi
J'espère le Seigneur de toute mon âme ; je l'espère, et j'attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.
Ps 129, 5-6
«En célébrant les obsèques de leurs frères, les chrétiens ont à affirmer leur espérance de la vie éternelle, sans négliger, pour autant, la mentalité et les réactions de leur époque et de leur pays au sujet des défunts. Qu'il s'agisse de traditions familiales, de coutumes locales, ils approuveront volontiers tout ce qui est bon. Quant à ce qui semble contredire l'Evangile, ils essaieront de le transformer afin que les obsèques manifestent la foi pascale et témoignent vraiment de l'esprit évangélique.» (Rituel N°4)
La célébration des obsèques n’est pas un sacrement, mais un accompagnement dans la prière, du défunt et de sa famille, par la communauté chrétienne qui témoigne, à cette occasion, de la compassion du Christ pour toute personne qui souffre.
L'équipe sépulture de la paroisse aide les familles en deuil à préparer et à vivre le temps de la cérémonie des obsèques et accompagne les familles après la célébration.
Christophe Le Sourt, curé
Benoît Pierre, vicaire
Gérard Millerioux président laïc ayant reçu lettre de mission
Yves Donio présidentlaïc ayant reçu lettre de mission
Jean de Montesson président laïc ayant reçu lettre de mission
Pour contacter les présidents de sépulture : 06 42 73 05 00
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Envoi en Mission
Depuis plus de 20 ans, un important travail de réflexion, de formation, de prise de conscience de la responsabilité commune des baptisés concernant la pastorale des funérailles s’est accompli dans notre diocèse. Nous l’avons réalisé parce que nous avons conscience que le temps du passage est un temps favorable « pour que Dieu soit dit à l’homme d’aujourd’hui ». La remise de cette lettre de mission signifie que vous êtes envoyés par l’Eglise pour cette mission.
Vous êtes envoyés en mission pour que vous apportiez à vos frères « la consolation dans la foi et le réconfort dont l’Eglise veut entourer ceux qui sont dans l’épreuve », comme l’exprime le rituel. Vous êtes envoyés parce que c’est « toute la communauté ecclésiale qui est concernée par la pastorale des funérailles ». Il faut bien vous situer dans cette mission. « Il ne s’agit pas de choisir entre le prêtre ou les laïcs… de mettre des laïcs à la place. Des prêtres ou des diacres… Il s’agit de former ensemble l’Eglise », de signifier sa communion. Vous êtes envoyés pour que, par vous, l’Eglise exerce effectivement sa mission pour que vous annonciez avec délicatesse, amour et bonté, humilité mais aussi avec conviction « La Bonne Nouvelle du Christ qui partage notre mort et nous appelle à communier à sa résurrection ».
Vous êtes envoyés pour qu’à travers, l’accueil des familles, les gestes et les paroles de la liturgie », vous témoigniez de votre espérance en la Vie Eternelle. En tenant compte de l’histoire des personnes et des familles, de leur culture, de leur chemin spirituel.
Vous êtes envoyés, mais pas seuls, entourés d’une équipe qui a un rôle important dans la rencontre des familles, dans la préparation et l ‘animation de la célébration Ensemble, vous montrerez le visage
D’une Eglise qui marche avec les hommes, à la manière de jésus sur la route d’Emmaüs. D’une Eglise – communion. D’une Eglise porteuse de la Bonne Nouvelle.
D’une Eglise habitée par une Espérance. Avancez dans la confiance.
L’Esprit Saint vous accompagnera toujours. . La paix de Dieu sera en vous car, sans cesse, animés par l’Esprit de Dieu, vous agirez au cœur de l’Eglise « pour que Dieu soit dit à l’homme d’aujourd’hui… dans ce monde aimé de Dieu
Voici quelques éléments tirés du Journal La Croix du Samedi 25 octobre 2008 au sujet de la Pastorale des funérailles.
La pastorale des funérailles
À une semaine du jour de prière pour les défunts, le 2 novembre, explication sur le rôle propre de la pastorale des funérailles, essentielle dans la mission de l’Église à l’heure du deuil
À qui s’adresser lors de la mort d’un proche ?
Depuis plus de vingt ans, des équipes d’accompagnement des funérailles ont été mises en place en France, dans les paroisses et dans les aumôneries hospitalières, permettant aux personnes en deuil d’en vivre pleinement le processus, c’est-à-dire « l’avant » et « l’après » de la célébration elle-même. Les familles qui ne sont pas déjà en contact avec elles au moment de la mort de leur proche se tournent en premier lieu vers les pompes funèbres. Celles-ci s’adressent à la paroisse pour décider du jour et de l’heure des obsèques.
Quelles sont les différentes possibilités de célébration ?
La «station» à l’église pose la question du choix ou non de la messe pour la célébration des obsèques – dont il faut rappeler qu’elle n’inclut pas de sacrement. Si le défunt était éloigné de l’Église, ou par manque de prêtres, il n’y a pas d’Eucharistie – la célébration peut alors être conduite par un diacre, ou même des laïcs (lire cicontre). Le nombre de messes pour les obsèques diminue en France, mais varie sensiblement selon les diocèses, puisque à Paris presque toutes les célébrations de funérailles comportent l’Eucharistie grâce au nombre plus important de prêtres; alors que dans le Nord ou le Sud-Est, elles se font plus rares. Même en l’absence de messe, la référence à l’Eucharistie demeure nécessaire, comme signe essentiel de la Résurrection. Dans ce cas, une messe est toujours prévue l’un des dimanches suivants pour le défunt, en présence de la communauté paroissiale. La pastorale des funérailles déploie alors ses différentes missions : tout d’abord, le prêtre, le diacre ou le laïc missionnés accueillent la famille, dans une démarche d’écoute fraternelle et de consolation. Ils préparent ensemble la célébration religieuse, laquelle peut constituer un temps fort pour la famille : cette étape ritualisée du deuil se fait précisément au moment où la douleur de la rupture est souvent la plus aiguë. C’est une tâche immense puisque près de 80 % des morts annuelles en France donnent lieu à une demande de célébration dans un lieu de culte.
Quels sont les enjeux actuels de la pastorale des funérailles ?
Dans une société qui évacue la mort, l’Église est consciente de l’importance d’accompagner les personnes en deuil. Sa mis sion commence bien avant la célébration, dans l’accueil des familles dont les situations sont très diverses – qu’elles formulent la demande de funérailles pour des non-baptisés, dans l’intimité, ou pour des personnes décédées dans des conditions particulièrement difficiles… Outre la fonction irremplaçable du rituel face à la mort (lire La Croix des 27-28 octobre 2007) , la pastorale des funérailles reste une pastorale à part entière, et l’Église ne peut se concevoir comme un simple « réservoir » à rites. Il s’agit bien d’offrir « une pastorale de compassion, de rapprochement et d’annonce de l’Espérance chrétienne » , selon le P. Angelo Sommacal, du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle. Car au-delà de l’accompagnement, qui s’organise localement (1), l’un des enjeux est de favoriser un cheminement spirituel par « l’accueil, dans la foi et l’espérance, de l’événement de la mort et du deuil qu’elle entraîne » , selon le guide consacré au sujet (2). La Commission épiscopale de liturgie et de pastorale sacramentelle situe la pastorale des funérailles comme lieu d’évangélisation, dans le grand respect du cheminement de chacun.
L’Église autorise-t-elle la crémation ?
L’Église admet la crémation à condition qu’elle ne soit pas une remise en cause de la foi dans la Résurrection des corps ( Catéchisme de l’Église catholique , n° 1301), tout en manifestant sa préférence pour la coutume de l’ensevelissement (canon 1176) . Ce procédé doit si possible avoir lieu après les funérailles, en même lieu que l’inhumation. L’Église porte un soin particulier à la destination des cendres, alors que le recours à la crémation est de plus en plus sollicité (lire La Croix du 16 octobre) . Les responsables pastoraux avertissent généralement les familles qu’il y a là un enjeu important pour l’Église : elle invite à n’opter ni pour la dispersion, ni pour la conservation à domicile, mais à déposer les cendres dans un lieu « mémoire ». La communauté chrétienne peut proposer une prière au lieu de crémation pour ritualiser ce moment douloureux – mais celle-ci se fait plus souvent au moment de l’inhumation. Seul l’accord de l’évêque permet un service religieux devant une urne funéraire.
MARILYNE CHAUMONT (Journal La Croix du Samedi 25 octobre)
(1) Une enquête sur les pratiques diocésaines sera dévoilée lors d’une session nationale organisée les 13 et 14 novembre sur la Pastorale des funérailles, à l’Institut catholique de Paris. (2) Pastorale des funérailles , Cerf, coll. « Guides Célébrer ».
Des « guides » laïcs
Face à la pénurie de prêtres, de plus en plus de laïcs se forment pour s’engager dans la pastorale des obsèques. Ils en viennent ainsi à présider eux-mêmes les cérémonies. L’implication des laïcs >>
Elle naît d’une prise de conscience ecclésiale de leur aide précieuse alors que le nombre de prêtres s’amenuise. Dans son exhortation apostolique postsynodale Christifideles laici , Jean-Paul II y faisait référence : « Nous trouvons un témoignage de la participation des laïcs, dans le nouveau style de collaboration entre prêtres, religieux et fidèles laïcs ; dans la participation active à la liturgie, à l’annonce de la Parole de Dieu, à la catéchèse, dans les multiples services et tâches confiés aux fidèles laïcs et assurés par eux. »
Une présence permanente
Dans les diocèses, des « guides » laïcs sont délégués pour rencontrer les familles endeuillées et les assister – avec toute la dimension consolatrice que ce rôle comporte – lors des différentes étapes des obsèques. C’est le prêtre de la paroisse qui fait le plus souvent appel à leur service. Qu’ils préparent l’animation de la célébration, ou la conduisent eux-mêmes, ils répondent à une mission que l’Église encourage depuis plusieurs années. Suivant les souhaits de la famille, ils l’accompagnent au cimetière. L’exercice de cette charge se réalise de multiples façons, sans occulter la place privilégiée du prêtre ou du diacre. Les laïcs ne font l’impasse sur aucune étape de la célébration – sauf évidemment l’Eucharistie. Le moment qui suit la proclamation de l’Évangile est toutefois qualifié de « commentaire » de l’Écriture et non d’« homélie ». Regroupés en équipe, les laïcs se départagent les différents rôles à tenir au cours du rituel, comme recueillir la lumière au cierge pascal ou proclamer la Parole.
Parmi les familles de défunts, le fait même que la célébration soit assurée par des « guides » laïcs peut produire au départ de l’étonnement, voire de la déception, car la figure du prêtre reste importante, lui qui est là « au nom du Christ ». Néanmoins, le but n’est pas de remplacer les prêtres, qui restent présents soit par la célébration de l’Eucharistie, soit par un accompagnement au cimetière, soit par une visite à la famille.
La formation
Délivrée aux laïcs dans chaque diocèse, souvent menée sur deux ans, elle est fondamentale : il n’y a pas de laïcs missionnés par l’évêque s’il n’y a pas eu de formation préalable. Ceux-ci reçoivent un enseignement sur les fins dernières, pour transmettre ce que dit la foi au sujet de la mort, de la Résurrection et de l’Espérance. Ils sont également initiés à l’accueil, au sens et aux gestes du rituel.