Notre Dame de la Couture | Cathédrale du Mans

les trois scrutins

« Mais pourquoi donc vivre les scrutins ? Et pourquoi faudrait-il les célébrer trois fois ? Ça nous rallonge la messe ! » (1/2)

Bien évidemment, les scrutins liturgiques n’ont pas la même fonction que les scrutins électoraux. Il ne s’agit pas de sonder l’opinion publique, même si, au bout du compte, les scrutins appellent un profond repositionnement ! La liturgie, plus profondément, met le peuple de Dieu dans une juste relation avec son Seigneur. Cette relation est naturellement liée au sens du Carême. Voilà pourquoi les scrutins sont célébrés les 3ème, 4ème et 5ème dimanches de Carême. Ils sont liés aux trois évangiles que nous entendons lors de l’Année liturgique A, c’est-à-dire l’année saint Matthieu : la Samaritaine, l’aveugle de naissance et la résurrection de Lazare.

Nous voyons se dessiner une progression. Jésus eau vive du salut, lumière du salut, vie en plénitude. Les scrutins sont le dévoilement en Jésus-Christ de la puissance de salut qui opère pleinement dans le baptême, la confirmation et l’eucharistie, sacrements que les catéchumènes vont recevoir dans la grande Vigile pascale, au terme du Carême. Vivre les scrutins en paroisse, en Église, c’est signifier que l’Église se reçoit toujours de son Seigneur. Il est notre source d’eau vive, notre lumière et notre vie. « Je suis le chemin, la vérité, la vie » dit Jésus à ses disciples, la veille de sa Passion.

Source : Conférence des évêques de France